S’il vous plaît, ne vous réjouissez pas trop vite si votre taux d’intérêt est variable…
Suite à l’annonce sur le taux directeur, plusieurs personnes s’exclamaient sur les réseaux sociaux qu’ils avaient des taux variables!
« Excellente nouvelle pour ceux qui ont des taux variables ».
« Tellement heureux d’avoir un taux variable ».
Pas si vite, fin renard.
Certainement, l’emprunteur payera moins d’intérêt sur son hypothèque ou son prêt automobile, mais de l’autre bout du bâton, cette mesure cause des problèmes.
Il y a des risques de récessions, risque que le taux de chômage augmente et la possibilité que le marché immobilier ralentie considérablement.
Vas-tu toujours te réjouir de ton taux variable si ta bâtisse, ton actif perd 10%-20% dans les 5 prochaines années? Sauver 1000$ en intérêt à court terme VS le risque que ta bâtisse perde de la valeur.
Personnellement, je préfère avoir une économie plus solide, payer plus d’intérêts et voir mes actifs fructifier; mais chacun sa vision.
Les risques d’une baisse du taux d’intérêt
Les analystes prédisent que si le prix du pétrole reste aussi bas. Le taux de chômage au Canada pourrait passer de 6,6% à 7% au Q1 2015 et plus si ça continue.
Stephen Poloz déclarait ce matin « Cette décision fait suite à la chute marquée des prix du pétrole observée récemment, qui aura une incidence négative sur la croissance et l’inflation sous-jacente au Canada ».
La croissance au Canada est considérablement revu à la baisse pour 2015 et 2016.
Pétrole
L’économie du Canada est sur le respirateur artificiel, stimulé par l’endettement des ménages et des entreprises.
Et depuis 5 ans on a utilisé cet endettement pour stimuler quoi?
L’économie du pétrole en Alberta, principalement.
Tout le monde s’attendait à une hausse du taux d’intérêt pour créer de l’épargne au Canada. On opte encore sur la dette pour stimuler l’économie et contrôler l’inflation.
Au Québec, le Parti Québecois a tenté de miser sur l’ingénierie, l’environnement, l’électrification des transports et les voitures électriques avec des subventions et de crédits d’impôts. Ce n’était pas une mauvaise idée, mais ce secteur n’est pas opportun avec une forte demande pour l’essence avec un prix à la pompe attirant.
La plus part des analystes crédibles que j’écoute dans les différents médias discutent d’un prix du baril oscillant entre 30-60$, pour les deux prochaines années. L’Arabie Saoudite n’entend pas rigoler avec ses réserves, le robinet est ouvert au maximum au États-Unis.
L’action de Suncor, une des plus grosses compagnies pétrolières canadienne est passé de 43$ à 27$ en 2014.
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