
Au lendemain des élections, les militants du PQ cherchent encore des raisons pour digérer la défaite.
Certains cherchent des coupables en pointant du doigt. D’autres baissent les bras en disant que la souveraineté n’est plus aussi populaire dans les sondages. Les vieux éteignoirs estiment que tous échoueront parce qu’eux n’y sont pas parvenus. Heureusement, les jeunes disent le contraire, plusieurs d’entres eux ont voté pour Québec solidaire et Option nationale, quelques uns ont voté stratégiquement pour le PQ pour tenter de bloquer les libéraux. Certains ont voté pour le Parti Québécois par convictions.
Il faut mettre une chose au clair. La souveraineté n’appartient pas à un parti politique, elle appartient au peuple. Une défaite péquiste, c’est loin d’être une défaite souverainiste.
J’espère que le PQ rebondira et changera la dynamique de son parti. Si j’ai bien compris la dernière campagne électorale, la stratégie du PQ c’était de s’attaquer à l’intégrité de Philippe Couillard en laissant de coté l’indépendance.
Puis Couillard a voulu faire une campagne référendaire en répétant: « on le sait, vous voulez déchirer le Canada, voter pour le PQ, c’est voter pour un référendum ».
Vous répondiez faiblement: « On fera la souveraineté au moment opportun, quand les québécois nous le demanderons ».
Vous aviez la chance de dire haut et fort: « Certainement, voter pour le PQ c’est voter pour l’indépendance. Avec un gouvernement majoritaire, nous ferons un référendum. »
En voyant le résultat, est-ce que votre stratégie en valait vraiment la peine? Je crois que vous avez perdu l’essentiel, les résultats sont futiles. Pourquoi ne pas avoir tout misé sur l’indépendance, n’est-ce pas votre raison d’être?
Au moins votre défaite, elle aurait été digne. Vous seriez mort dans la dignité.
C’était quoi la fameuse stratégie du PQ? Ne pas en parler? Gouverner absolument? Les référendums, ça fait peur?
La majorité des indépendantistes avec qui j’ai discuté étaient contre votre stratégie. Vous n’étiez pas à l’écoute de votre peuple. Quelques capsules webs, quelques apparitions dans les médias, sans plus. On effleure le sujet du bout des doigts avec un petit sourire coquet. Vous avez créé une crainte et manquer de leadership. Ce manque d’assurance et de confiance s’est reflété sur le résultat des élections, c’était épouvantable; à faire trembler les sceptiques!
Il y a eu plusieurs signales d’alarme. La création de Québec Solidaire et Option Nationale en étaient des bons. Vous les avez ignoré, vous n’avez pas voulu collaborer. Pourtant, c’est ce que l’indépendance avait besoin. Des militants, des jeunes, du vrai monde sur le terrain. C’est ce que ça prend pour faire lever un parti et un projet! Du dynamisme, de l’énergie, du monde!
J’espère que vous allez enfin comprendre et que vous allez arrêter de dire que c’est la faute à la charte, que c’est la faute au poing en l’air de PKP, que c’est la faute à Pauline, à Drainville, à lui, à elle…
C’est votre faute, c’est tout.
Revenons à l’article numéro un du Parti Québécois.
1. Agir en gouvernement souverainiste.
Nous travaillons chaque jour à la réalisation de notre but premier. Parlez-en autour de vous : chaque geste compte!
À chaque jour? Vous demandez aux souverainistes et aux militants d’en parler, mais vous ne prêchez pas par l’exemple? Êtes-vous conséquents avec ce que vous demandez? À mon avis, vous ne faites que vous fier aux sondages, avec le temps vous êtes devenus robotiques et beaucoup trop stratégiques, parfois il faut se fier au coeur.
Le projet de souveraineté du Québec prend sa source dans une histoire nationale marquée par la ténacité des défenseurs de la liberté. Dans la foulée de la Révolution tranquille, René Lévesque créait le Parti Québécois et conviait le peuple québécois à la conquête de sa liberté collective. Cette histoire de courage et de détermination s’est transmise jusqu’à nous et de nouvelles générations de souverainistes reprennent à leur tour ce projet porteur de liberté.
Sérieusement, êtes-vous toujours à l’aise avec ce que vous dites sur votre site internet?
Petit message aux électeurs.
Encore les libéraux, est-ce surprenant? Ce statut-quo, cette alternance entre les deux gros partis, qui est surprit?
Je pense à ceux qui disent que voter pour le PLQ ou le PQ c’est donner de la signification à son vote, de la valeur! « Moi, mon vote y compte! » « J’ai gagné mes élections » Je ne comprend pas cette expression. C’est ça le but? Voter pour le parti qui va gagner? D,Où vient cette idée stupide, cette vision de la démocratie? Comment peut-on penser ainsi?
Hier, est-ce que les électeurs du PLQ ont voté pour la plateforme des libéraux ou contre Pauline Marois? Par convictions pour les libéraux ou contre le PQ? En voulait-on plus à la personne qu’au parti? Je me souviens. Après la défaite de Jean Charest, l’histoire se répète encore. Au Québec, est-ce qu’on vote contre les partis ou pour les partis. C’est ça le cynisme?
Le futur du PQ
« Vous aurez compris qu’on aura une sérieuse réflexion à avoir sur le contenu même de cette charte. Il y a des éléments qui pouvaient davantage rassembler. Je pense qu’on aurait dû se concentrer sur ce qui faisait davantage consensus. En politique, il me semble que lorsqu’on peut rassembler 80 % à 90 % des appuis, on a tout avantage à le faire »disait Alexandre Cloutier, député du PQ nous disait en entrevue à l’émission 15-18 sur ICI Radio-Canada Première.
C’est un bon départ. Mais, je persiste à croire en écoutant les souverainistes, que l’erreur principale de ces 18 derniers mois c’est d’avoir rangé la souveraineté dans le placard. J’espère que vous aurez comprit le message. J’espère que vous commencerez à réfléchir à l’assemblée constituante, à René Lévesque, à Pierre Bourgault, à la déclaration unilatérale d’un État. J’espère aussi que vous serez rassembleur et que vous pourrez unifier les partis souverainistes.
Il va falloir que vous réfléchissiez grandement à ce que vous avez fait, la souveraineté ça ne se met pas sous le tapis le temps d’une élection. Je ne sais pas qui sera votre prochain chef, mais j’espère qu’il redonnera vie au Parti Québécois.
Sans ces conditions, qui ne sont pas les miennes, mais bien ceux d’une majorité d’indépendantistes, sans ça, vous n’aurez plus jamais mon appui, ma défense, je ne parlerai plus du PQ à personne, je n’écrirai plus sur vos bons coups, comme sur les mauvais. Et, je ne crois pas être seul dans cette situation.
Sincèrement, bon courage et bonne chance.